Ultra Draille

 

120 km – 5000 m+ (individuel ou relais de 5)

Départ de Causse-de-la-Selle  : Samedi 20 mai à 5h30

INDIVIDUEL : 90€

RELAIS DE 5 : 120€

Course en individuel qualificative pour l'Ultra Trail du Mont Blanc 2017 (5 points)

Stage Reco Ultra Draille

© A360°
© A360°

Michel, directeur de l’Ultra Draille :

Samedi 5h : le ravitaillement de Causse-de-la-Selle, déjà ouvert depuis 4h30, nous accueille pour un café-croissant, qui est le bienvenu pour faire baisser un peu le stress d’avant la course. Discussion avec les copains qui vont aussi prendre le départ, avec les bénévoles toujours aussi disponibles et attentionnés. 5h15 : le stress monte et j’écoute d’une oreille distraite le briefing du départ (j’aurais dû écouter plus attentivement, j’aurais entendu qu’il allait faire très chaud, et prévu une bouteille de plus !). 5h25 : la musique du départ, chacun dans sa bulle attend le coup de feu libérateur. Un dernier encouragement aux amis trailers qui partagent ce moment, une tape dans la main... 5h30 : c’est parti, un peu trop vite comme toujours. Heureusement les premières pentes vers Le Monthaut calment les ardeurs, et la vue à 360 degrés des paysages magnifiques du cirque de Saint-Guilhem et du massif de la Séranne donne un aperçu de la première moitié du parcours. Il faut rester prudent et sur le rythme prévu. 8h : après avoir passé Le Monthaut, puis le Roc de la Vigne, c’est la descente et le ravitaillement de Saint-Guilhem-le-Désert. Je fais le plein d’eau et me ravitaille bien car la montée qui nous attend est longue et le dénivelé important. 10h30 : la montée par les Fenestrels, puis la ferme des plots est très belle, et l’arrivée sur le ravitaillement de Saint-Baudille est surprenante, car on se trouve au point de la course le plus éloigné. On aperçoit vers le sud-est le Pic Saint-Loup... qui paraît bien loin, mais qui va se rapprocher très vite, c’est sûr... 14h30 : l’arrivée à Pégairolles-de-Buèges, après un passage ou j’ai pu relancer sur le plateau de la Séranne et une descente magnifique vers le village perché sur son éperon. Rafraichissement bienvenu au ravitaillement, car il fait chaud et on va attaquer la partie la plus difficile du parcours : la montée de Peyre Martine avec la descente technique sur Saint-Jean-de-Buèges, suivie de la montée du Roc blanc par La Coupette. 1800 m de dénivelé positif... 17h : heureusement il y a au milieu la base de vie de Saint-Jean-de-Buèges, avec un accueil des plus chaleureux de nos amis coureurs et non coureurs de Saint-Jean et des environs. Il faut bien manger, pâtes, soupe, salé et sucré, prendre le temps de se refaire une santé et faire le plein d’eau avant le Roc blanc. 18h30 : voilà le sommet, le temps d’apprécier le point de vue, de se ravitailler et c’est la descente sur Brissac. Au fait, un coup d’œil sur le Pic Saint-Loup qui s’est bien rapproché... ça regonfle le moral. 20h : arrivée à Brissac. La descente a permis de récupérer un peu malgré une deuxième partie assez technique. Il faut bien manger et refaire le plein car nous allons monter vers Notre-Dame-du-Suc, puis une partie assez roulante qui nous amène au pont de Saint-Étienne d’Issensac pour passer l’Hérault. Il faut prendre le temps d’admirer ce très beau site des gorges de l’Hérault. On monte maintenant dans une combe rocheuse qui nous fait entrer dans un autre site remarquable autour de Saint-Martin-de-Londres : le Ravin des arcs, lieu privilégié où vous apercevrez peut-être l’Aigle de Bonelli. La pente n’est pas très importante, mais elle paraît longue à ce moment de la course. Tout à coup, on entend de la musique et au détour du chemin, on arrive au ravitaillement branché du trail : La Guichette... 22h30 : profitez de l’endroit, du sourire et de l’accueil des bénévoles, mangez et buvez bien, avec leurs encouragements et à ce stade de la course, il ne doit plus rien vous arriver. Vous allez maintenant sortir du Ravin des arcs et arriver au ravitaillement de La Carrière, qui sera le bienvenu car il aura fallu monter encore, un sentier assez technique et… caillouteux. 1h du matin : les jambes commencent à être lourdes, mais après avoir parcouru un sentier escarpé dans les bois, un pierrier où il faut bien suivre le balisage, une descente technique, on voit enfin les lumières de Saint-Martin-de-Londres, le 100e km ! La base de vie où l’on va pouvoir se refaire une santé, se faire masser si besoin, goûter toutes les spécialités que les bénévoles ont apportées, refaire le plein pour les derniers kilomètres, et repartir sans trop tarder sous les applaudissements. On quitte Saint-Martin par l’ancien chemin du mas, longeant les vignes, et après avoir passé les premières maisons du Mas-de-Londres, le chemin monte vers la dernière difficulté, celle qui fait le renom de notre course, le Pic Saint-Loup ! Le parcours plonge dans cette « Combe » qui longe la face nord du Pic, majestueux et inquiétant dans la nuit. Brusquement le sentier monte raide à droite, en plein dans la face nord... 3h du matin : la pente semble raide pour les jambes fatiguées, et après le Col des tours, c’est la descente vers le dernier ravitaillement : Cazevieille. Je savoure l’instant, mais il reste une ascension, aussi on ne s’attarde pas, un verre d’eau, une barre et sous les encouragements des courageux bénévoles et supporters anonymes, et c’est la dernière montée, environ 300 m. Ce n’est rien au regard du chemin parcouru. Les jambes sont à la limite des crampes, le souffle est court, mais la volonté de finir, cette force intérieure que connaisse bien les ultra trailers, vous fait mettre un pied devant l’autre, rien ne pourra vous arrêter. Puis c’est la descente vers Saint-Mathieu-de-Tréviers, la dernière, mais ô combien difficile et technique pour les organismes fatigués. Le goudron du village, la musique, les applaudissements de tous ceux qui sont restés à attendre leurs parents ou amis, l’arrivée est là, si proche... Le bonheur d’avoir réussi, d’avoir atteint notre objectif, mais une pointe de regret car c’est là que s’arrête l’aventure, avec Ludo qui clame ton nom et les accolades amicales qui te font monter une larme d’émotion... Et déjà une idée qui germe dans ta tête, t’entraîner et revenir l’année prochaine pour revivre cette aventure, et peut-être améliorer ta performance...

 

 

Ultra Draille en relais de 5

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Venez vivre l’aventure Ultra Draille (120 km) par équipe de 5.

Le premier relais au départ du Causse-de-la-Selle vous conduira jusqu’à Saint-Guilhem-le-Désert et vous permettra de profiter du lever de soleil sur le Monthaut. Le second relais, avec l’ascension jusqu’au Mont-Saint-Baudille vous offrira l’un des plus beaux panoramas du Languedoc méditerranéen avant de redescendre sur Pégairolles-de-Buèges. De là, c’est l’ascension du Peyre Martine puis du Roc Blanc qu’il faudra enchaîner pour le troisième relais afin d’arriver à Brissac. Après avoir rejoint Notre Dame du Suc, adossée au Massif de la Séranne, puis le pont de Saint-Etienne d’Issensac, il restera encore à parcourir quelques kilomètres pour le quatrième relais jusqu’à Saint-Martin-de-Londres. Et c’est le Pic Saint-Loup qui se profilera enfin, montagne mythique de la région montpelliéraine, pour le cinquième et dernier relais qui franchira la ligne d’arrivée à Saint-Mathieu-de-Tréviers.